Quand l’aide quotidienne à un parent devient trop lourde, ou qu’un départ, une opération ou simplement le besoin de repos s’impose, l’hébergement temporaire permet de confier votre parent à un établissement pour une courte durée. Il peut avoir lieu en Ehpad, en résidence autonomie, en résidence services ou chez un accueillant familial. Ce guide porte sur l’Ehpad, adapté aux personnes qui ont besoin d’aide au quotidien.
Le séjour se prépare à l’avance : il faut trouver une place, puis monter son financement. L’APA peut en prendre en charge une partie, complétée par l’aide au répit, jusqu’à 583,52 € par an en 2026, lorsque le plan d’aide atteint son plafond. Les autres formes de relais sont présentées dans la fiche consacrée aux aidants à bout de forces.
Quelques jours, une semaine régulière ou un séjour continu
Le principe de l’hébergement temporaire est d’être souple et adapté aux besoins de la personne âgée, explique le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Il peut prendre trois formes :
- ponctuelle : quelques jours, par exemple le temps d’un week-end de l’aidant ;
- régulière : une semaine tous les deux mois, par exemple ;
- continue : un séjour d’un seul tenant sur une période plus longue.
Le portail ne fixe pas de durée maximale unique : elle dépend des besoins de votre parent, des places disponibles et des aides mobilisées. Pendant le séjour, les résidents temporaires partagent le quotidien des résidents permanents et bénéficient des mêmes conditions d’accueil. Certains Ehpad sont entièrement consacrés à l’accueil temporaire, avec un accompagnement tourné vers le retour à domicile.
L’hébergement temporaire n’est qu’un des relais possibles. L’accueil de jour, le relayage à domicile et les lignes d’écoute sont présentés dans la fiche « Je suis à bout, j’ai besoin de souffler ».
Trouver une place : anticiper et multiplier les demandes
Tous les Ehpad ne proposent pas de places temporaires. L’annuaire des Ehpad du portail officiel indique les prix de chaque établissement et se consulte par commune, code postal ou département. Notre page trouver une solution près de chez votre parent rassemble ces annuaires.
Pour un Ehpad, la demande suit la même procédure qu’une entrée définitive, indique le portail dans sa page sur le choix d’un hébergement temporaire :
- le dossier unique d’admission (Cerfa n° 14732*03) sert aussi pour l’hébergement temporaire ; il comprend un volet administratif et un volet médical rempli par le médecin traitant ;
- il s’envoie en ligne par le service ViaTrajectoire, qui permet de l’adresser à plusieurs établissements en une fois, ou par courrier, de préférence en recommandé avec avis de réception, précise la page sur la demande d’admission ;
- une visite de préadmission est organisée et le dossier médical est étudié ;
- le responsable de l’établissement prononce l’admission après avis du médecin coordonnateur.
Le traitement d’un dossier peut prendre du temps : mieux vaut déposer plusieurs demandes en même temps, le plus tôt possible. Tous les établissements ne peuvent pas accueillir en urgence. Dans ce cas, le point d’information local ou une plateforme d’accompagnement et de répit peut orienter vers une solution.
Ce que coûte un séjour
Un séjour en Ehpad est facturé à la journée. La facture additionne le prix d’hébergement, fixé par chaque établissement pour l’accueil temporaire et affiché dans l’annuaire, et le tarif dépendance, qui varie selon le GIR. Le détail de ces lignes figure dans notre guide sur les tarifs hébergement et dépendance d’un Ehpad.
Pour un ordre de grandeur, la CNSA a mesuré les prix de l’hébergement permanent en 2024 : 66 € par jour en moyenne dans les chambres habilitées à l’aide sociale, 98,25 € dans les autres. Ces moyennes ne portent pas sur l’accueil temporaire, dont le prix est fixé par chaque établissement : seule la fiche de l’annuaire donne le montant exact. À ce tarif moyen de 98,25 €, l’aide au répit annuelle de 583,52 € représente près de six journées d’hébergement.
L’annuaire propose aussi un comparateur de prix et de reste à charge. Avant de réserver, demandez à l’établissement le prix journalier de l’accueil temporaire, le tarif dépendance correspondant au GIR de votre parent et les prestations facturées en plus.
Les aides : APA, aide au répit, aide sociale
Le portail officiel recense les financements possibles, avec les montants de 2026 :
- L’APA à domicile. Si votre parent la perçoit, l’équipe médico-sociale du département peut inscrire le séjour dans son plan d’aide, qui peut en couvrir tout ou partie, dans la limite des plafonds : de 811,52 € par mois en GIR 4 à 2 080,33 € en GIR 1. Une participation peut rester à sa charge. S’il ne la perçoit pas encore, la demande se fait au département. Les règles de calcul sont détaillées dans notre guide sur l’APA à domicile en 2026.
- L’APA en établissement, pour un séjour en Ehpad, si votre parent n’a pas l’APA à domicile et en remplit les conditions.
- L’aide au répit : jusqu’à 583,52 € par an en plus du plan d’aide, lorsque celui-ci atteint son plafond. Le proche aidant doit être reconnu indispensable : son aide est nécessaire et personne de l’entourage ne peut le remplacer. Selon service-public.gouv.fr, cette somme finance des solutions de répit comme l’hébergement temporaire et doit être utilisée dans l’année qui suit son attribution.
- L’hospitalisation de l’aidant : jusqu’à 1 159,32 € par hospitalisation, au-delà des plafonds de l’APA, par exemple pour accueillir votre parent ailleurs pendant votre absence. La demande se fait auprès du président du conseil départemental, au plus tard un mois avant si l’hospitalisation est programmée.
- L’aide sociale à l’hébergement, sous conditions de revenus, dans les établissements habilités, pour tout ou partie des frais d’hébergement.
- Les caisses de retraite, les complémentaires santé et les mairies contribuent parfois : renseignez-vous auprès de chacune.
Préparer le séjour avec votre parent
Un premier séjour se passe souvent mieux quand il a été préparé ensemble. Quelques étapes concrètes :
- Visiter l’établissement avec votre parent avant la date, si possible, et rencontrer l’équipe ; la visite de préadmission en offre l’occasion.
- Présenter le projet tel qu’il est : un séjour court, avec une date de retour fixée, pour que vous puissiez vous reposer. Associer votre parent au choix des dates peut l’aider à l’accepter.
- Rassembler les papiers : ordonnances en cours, carte Vitale, attestation de complémentaire santé, notification d’APA, coordonnées du médecin traitant et des proches à prévenir.
- Transmettre ses habitudes : heures de lever et de coucher, goûts, régime alimentaire, lunettes et appareils auditifs, ce qui le rassure.
- Préparer les affaires en demandant à l’établissement ce qu’il fournit et comment il gère le linge.
- Organiser le retour : reprise de l’aide à domicile, portage de repas, date d’un éventuel prochain séjour.
Le temps du séjour est d’abord le vôtre. Si la fatigue persiste malgré ce relais, votre propre médecin traitant peut vous orienter.
Questions fréquentes
Peut-on obtenir une place en urgence ?
Pas partout : tous les établissements n’ont pas la capacité d’accueillir une nouvelle personne en urgence. Le point d’information local ou une plateforme d’accompagnement et de répit peut aider à trouver une solution rapide.
L’aide au répit est-elle versée à l’aidant ?
Non. C’est une majoration de l’APA du parent, accordée par le département, qui finance des solutions de répit comme l’accueil de jour ou l’hébergement temporaire. Elle suppose que l’aidant soit reconnu indispensable et que le plan d’aide atteigne son plafond.
Mon parent n’a pas l’APA : quelles solutions ?
Vous pouvez demander l’APA à domicile au département. Pour un séjour en Ehpad, l’APA en établissement peut aussi être demandée selon la situation. L’aide sociale à l’hébergement, les caisses de retraite ou la mairie peuvent également contribuer.
L’hébergement temporaire en bref
- Le séjour peut durer quelques jours, revenir à intervalles réguliers ou se faire d’un seul tenant.
- La demande passe par le dossier unique d’admission (Cerfa n° 14732*03), en ligne via ViaTrajectoire ou par courrier.
- Le prix journalier de l’accueil temporaire est propre à chaque Ehpad et figure dans l’annuaire de pour-les-personnes-agees.gouv.fr.
- L’APA peut financer le séjour ; l’aide au répit ajoute jusqu’à 583,52 € par an quand le plan d’aide atteint son plafond.
- Si l’aidant est hospitalisé, une aide allant jusqu’à 1 159,32 € par hospitalisation peut financer l’accueil du parent.
Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle, à partir de sources officielles et spécialisées citées ci-dessous.
Sources
- L’hébergement temporaire : ce qu’il faut savoir — Pour les personnes âgées
- Choisir un hébergement temporaire — Pour les personnes âgées
- Comment faire une demande d’admission en EHPAD ? — Pour les personnes âgées
- Les aides en hébergement temporaire — Pour les personnes âgées
- Allocation personnalisée d’autonomie (APA) — Service-public.gouv.fr
- Prix des EHPAD en 2024 : un écart important entre les chambres habilitées à l’aide sociale et les autres — CNSA
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