Orange a éteint sa 2G dans 44 départements mardi 6 octobre et coupera le reste de l’Hexagone le 20 octobre, avant SFR et Bouygues Telecom à partir du 15 novembre. Pour les boîtiers de téléassistance encore reliés à ce réseau, l’Afrata estime que le remplacement revient au prestataire, mais chaque contrat fixe ses conditions.
Un bracelet ou un médaillon, un bouton, et un appel qui part vers un centre d’écoute : la chaîne paraît simple. Planet.fr rappelait le 30 septembre que, dans certaines installations, le bracelet communique avec un boîtier placé dans le logement, qui transmet ensuite l’alerte. Si ce transmetteur dépend exclusivement d’un réseau supprimé, l’appel n’arrive plus à la plateforme. Ce mercredi 7 octobre, une large partie du territoire est déjà passée sans 2G chez Orange, et les dernières coupures s’étaleront jusqu’à la mi-décembre.
Orange coupe la 2G le 20 octobre, SFR le 15 novembre
Le calendrier tenu à jour par l’Arcep, dont la dernière version date du 10 septembre 2026, fixe des échéances différentes selon l’opérateur. Orange a commencé par le Sud-Ouest : Bayonne, Anglet et Biarritz le 31 mars, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques le 12 mai, puis sept autres départements, de l’Ariège au Lot-et-Garonne, le 9 juin. Nice a suivi le 22 septembre.
La vague du 6 octobre a touché 44 départements, dont toute la Bretagne, la Bourgogne-Franche-Comté, la Corse, les Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus une partie du Grand Est, de l’Île-de-France et de l’Occitanie. La dernière, le 20 octobre, concerne 43 départements, dont Paris, le Nord, la Gironde, le Rhône et toute la Normandie. Seules les zones blanches réglementaires gardent la 2G d’Orange jusqu’à une coupure prévue entre le 1er et le 15 décembre.
| Opérateur | Fin de la 2G en France métropolitaine | Fin de la 3G |
|---|---|---|
| Orange | Par vagues du 31 mars au 20 octobre 2026, zones blanches réglementaires du 1er au 15 décembre | 2028 |
| Free Mobile | Pas de réseau 2G en propre, calendrier identique à celui d’Orange | Non encore annoncée |
| SFR | 15 novembre 2026 | Fin 2028 |
| Bouygues Telecom | 15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1er au 15 décembre partout | Fin 2029 |
Source : Arcep, calendrier mis à jour le 10 septembre 2026, et calendrier d’Orange par département
Pour un boîtier de téléassistance, la date qui compte est celle du réseau qu’il utilise. Planet.fr conseille de demander au prestataire, référence du boîtier à l’appui, quel réseau assure aujourd’hui les alertes, puis d’obtenir une date d’intervention compatible avec la fermeture locale, sans attendre la dernière semaine.
120 000 boîtiers de téléassistance en 2G, 230 000 ascenseurs concernés
Dans un dossier publié le 24 novembre 2025, 60 Millions de consommateurs recensait 120 000 dispositifs de téléassistance fonctionnant en 2G en 2024 : bracelets, médaillons ou montres reliés jour et nuit à des téléopérateurs. Le magazine y ajoutait 1,14 million d’alarmes anti-intrusion et 230 000 ascenseurs dont la téléalarme passe par la 2G, soit plus d’un tiers du parc français.
Le maillon à vérifier n’est pas toujours le bracelet. Planet.fr insiste sur le contrôle de toute la liaison, communication vocale comprise, et prévient qu’« une simple mention « 4G » ne dispense pas de ce contrôle ». L’achat d’un modèle 5G n’est pas systématiquement nécessaire : une solution 4G adaptée ou une connexion internet compatible peut suffire.
Les ascenseurs touchent directement le maintien à domicile des personnes âgées qui vivent en étage. Si la téléalarme n’est pas mise à niveau, elle devient inopérante et le syndic doit décider l’arrêt de l’appareil, explique 60 Millions de consommateurs. Selon une étude de PwC citée par le magazine, le remplacement du seul boîtier coûte 600 euros en moyenne, et celui d’un système complet jusqu’à 1 800 euros, à la charge du propriétaire ou des copropriétaires. L’Arcep cite aussi, parmi les équipements d’immeuble encore en 2G ou 3G, les alarmes connectées, le pilotage du chauffage, les interphones et les visiophones.
Nouveau boîtier : l'Afrata le met à la charge du téléassisteur
À la question du prix du remplacement, 60 Millions de consommateurs répondait « aucun, a priori ». Hervé Meunier, président de l’Afrata, l’association française de téléassistance, y précisait la position des professionnels membres : « c’est au téléassisteur de supporter les coûts du remplacement, au titre de son obligation contractuelle de continuité de service ». Il ajoutait qu’un prestataire peut profiter du changement pour modifier son tarif, en respectant l’article L. 224-33 du code de la consommation : un mois de préavis d’information, et la possibilité pour le client de résilier sans pénalité pendant quatre mois.
Planet.fr nuance : cette position ne garantit pas que toutes les prestations soient gratuites. Le site recommande de relire le contrat (matériel acheté, loué ou mis à disposition dans l’abonnement) et de faire préciser par écrit ce qui est compris : nouveau boîtier, livraison, installation, reprise de l’ancien équipement et éventuels déplacements. Un échange de matériel et une hausse de l’abonnement sont deux sujets distincts, et un réengagement mérite d’être lu avant d’être signé. Pour un appareil acheté, le vendeur et le téléassisteur sont à contacter avant toute commande.
L’État renvoie lui aussi aux contrats. Dans une réponse publiée au Journal officiel le 30 décembre 2025, le gouvernement indique que la responsabilité de la migration et la répartition de son coût sont définies dans les contrats entre opérateurs, fournisseurs de services et clients finaux. Il précise que l’État « n’entend pas imposer le report des dates d’extinctions », réclamé par les professionnels. La FESP demandait 24 mois de délai, jugeant « important de ne pas couper brutalement cette ligne de vie ». Brice Brandenburg, de l’alliance Ignes, prédisait dans 60 Millions de consommateurs que « les petites associations de téléassistance ne passeront pas le cap ».
Crédit d'impôt de 50 %, APA et mairies : les aides existantes
La réponse du gouvernement ne mentionne aucune aide financière au remplacement des boîtiers. Les financements existants portent sur le service de téléassistance lui-même. Selon service-public.gouv.fr, la téléassistance et la visio-assistance donnent droit au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, même lorsqu’elles ne font pas partie d’un ensemble de services. Ce crédit atteint 50 % des dépenses de l’année, dans la limite d’un plafond fixé à 12 000 euros dans le cas général.
Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr liste les autres pistes. L’APA à domicile, versée par le département aux personnes évaluées en GIR 1 à 4, peut inclure les dépenses de téléassistance dans le plan d’aide. Les caisses de retraite peuvent proposer une téléassistance après une hospitalisation, sans cumul avec l’APA pour la même aide. Sous conditions, les mairies participent aux frais d’installation ou d’abonnement. Le prestataire, le département, la caisse de retraite ou le CCAS de la commune restent les interlocuteurs pour connaître ce qui s’applique à chaque situation.
Planet.fr recommande enfin de ne pas résilier l’ancien service avant que la nouvelle installation soit opérationnelle et testée par un appel d’essai avec le centre d’écoute, et de vérifier le comportement du boîtier en cas de coupure de courant ou d’internet. La question reviendra pour les appareils compatibles 3G mais pas 4G : ce réseau doit s’éteindre en 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom.
Questions fréquentes
Quand la 2G s'arrête-t-elle chez chaque opérateur ?
Selon l'Arcep, Orange termine l'extinction le 20 octobre 2026, sauf dans les zones blanches réglementaires coupées entre le 1er et le 15 décembre ; Free Mobile suit le même calendrier. SFR arrête sa 2G le 15 novembre 2026. Bouygues Telecom commence le 15 novembre dans quatre communes avant une généralisation du 1er au 15 décembre.
Le remplacement d'un boîtier de téléassistance 2G est-il payant ?
L'Afrata, citée par 60 Millions de consommateurs, considère que le coût revient au téléassisteur au titre de son obligation de continuité de service. Les conditions exactes dépendent du contrat : Planet.fr recommande de faire préciser par écrit ce qui est inclus et toute évolution du tarif.
Quelles aides peuvent financer la téléassistance ?
Les dépenses de téléassistance ouvrent droit au crédit d'impôt de 50 % des services à la personne, dans la limite d'un plafond. L'APA à domicile peut les inclure dans le plan d'aide, et certaines caisses de retraite et mairies participent sous conditions. Le département, la caisse de retraite ou la mairie renseignent sur les droits applicables.
Fin de la 2G et téléassistance
- Orange, et Free Mobile qui utilise son réseau, coupe la 2G dans ses 43 derniers départements le 20 octobre 2026.
- SFR arrête sa 2G le 15 novembre ; Bouygues Telecom commence le 15 novembre et généralise l'arrêt du 1er au 15 décembre.
- Pour l'Afrata, le remplacement du boîtier revient au téléassisteur au titre de la continuité de service.
- Selon l'Afrata, une hausse de tarif reste possible avec un mois de préavis et une résiliation sans pénalité pendant quatre mois.
- Crédit d'impôt de 50 %, APA, caisses de retraite et mairies peuvent financer la téléassistance.
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Fin de la 2G : faut-il payer pour changer sa téléassistance ? (30 septembre 2026) — Planet.fr
- Fermeture des réseaux mobiles 2G et 3G : ce qu'il faut anticiper, calendrier par opérateur et calendrier Orange par département, mis à jour le 10 septembre 2026 — Arcep
- Fin de la 2G : 6 millions d'appareils bientôt hors service ? (24 novembre 2025, copie PDF) — 60 Millions de consommateurs
- Question écrite n° 10787 et réponse du gouvernement (JO du 30 décembre 2025) — Assemblée nationale
- Crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile — service-public.gouv.fr
- Les aides financières pour installer une téléassistance — pour-les-personnes-agees.gouv.fr
Photo : Centre for Ageing Better / Unsplash
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