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Café des aidants à Saint-Barth : le 19 octobre, six heures pour explorer l’identité familiale

Six aidantes de Saint-Barthélemy ont participé à la première séance, le 26 août. Le Café des aidants revient lundi 19 octobre, de 9 à 15 heures, à l’hôpital Irénée de Bruyn. Au programme de cette deuxième rencontre: l’identité familiale de celles et ceux qui accompagnent un proche en perte d’autonomie.

Le dispositif est né dans le cadre du Centre de ressources territorial (CRT). Deux structures le portent: l’hôpital Irénée de Bruyn et l’Ehpad Bethany Home de Saint-Martin.

Le principe tient en peu de mots. Un lieu d’écoute, un partage d’expériences, un café. Les rencontres sont programmées tous les trois mois.

En chiffres
6
aidantes à la 1re séance
26 août, salle Eugénie Blanchard
9h-15h
durée de la séance d' octobre
lundi 19 octobre
3 mois
intervalle entre deux rencontres
contre 10 dates/an pour le modèle labellisé
30
places à l' Ehpad Louis Vialenc
plus 20 places de SSIAD

Lundi 19 octobre, six heures d’atelier à l’hôpital Irénée de Bruyn

Le format change d’échelle. La première séance tenait en une matinée. La deuxième s’étale sur six heures, de 9 heures à 15 heures, selon Le Journal de Saint-Barth.

Aux commandes, toujours Ahmel Lemarchand. La neuro-psychopraticienne invitera les participants à examiner ce qui façonne une identité familiale.

Quatre axes sont annoncés: l’éducation, les traditions et rituels, les valeurs, les croyances. La Collectivité de Saint-Barthélemy a relayé l’invitation auprès des proches aidants de l’île.

L’annonce diffusée en ligne évoque une rencontre animée par une psychologue et un travailleur social. Elle combine partage d’expériences, apports professionnels et accompagnement.

Le public visé est large. Toute personne qui aide un proche en perte d’autonomie peut venir, quel que soit le lien qui l’unit à la personne aidée.

Le lieu change aussi. Après la salle Eugénie Blanchard en août, la séance d’octobre se déroule à l’hôpital Irénée de Bruyn. Une journée pleine permet d’alterner apports théoriques et temps d’échange.

Le 26 août, salle Eugénie Blanchard: Qui suis-je?

Retour sur le lancement. Mercredi 26 août, la première rencontre se tient dans la salle Eugénie Blanchard de l’hôpital de Saint-Barthélemy. Six femmes de l’île y participent.

Elles sont accueillies par Aurélie Firmin, infirmière coordinatrice du SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) et référente du CRT sur l’île. Ahmel Lemarchand est à ses côtés.

Sur le tableau, une seule question: Qui suis-je?. L’intervenante y décline, pas à pas, les composantes de l’identité de l’aidant.

Familiale, sanitaire, sociale, de couple. Chaque facette repose sur des éléments précis: l’éducation, les croyances, le modèle parental, les blessures, les codes personnels, la sexualité, l’image de soi, les amis.

Le thème de cette matinée portait sur L’identité familiale et le rôle de l’aidant. Le fil conducteur était posé. Chaque séance suivante approfondira l’une de ces identités.

Ahmel Lemarchand résume l’idée devant les participantes: Avec toutes ces identités, vous pouvez créer quelque chose de fluide. L’aidant n’est pas réduit à sa fonction. Il garde sa place d’enfant, de conjoint, d’ami.

Détail révélateur: ce matin-là, l’assistance était exclusivement féminine. Six aidantes, aucun aidant.

Octobre ouvre donc le premier chapitre détaillé. L’identité familiale passe en premier, avant les dimensions sanitaire, sociale ou de couple.

Aidants à Saint-Barthélemy: ce que vise le dispositif

Rompre l' isolement des aidants
Le rôle d' aidant peut devenir pesant et s' accompagner d' un sentiment de solitude. Le Café offre un espace d'écoute et d'échange.
Bientraitance et prévention
Promouvoir la bientraitance et prévenir la maltraitance figurent parmi les objectifs affichés des rencontres.
Connaître ses droits
Les séances visent aussi à informer les proches aidants sur leurs droits.
Un rythme trimestriel
Les rencontres ont lieu tous les trois mois, chacune consacrée à une facette de l' identité de l' aidant.
Coopération Saint-Barth – Saint-Martin
Le dispositif associe l' hôpital Irénée de Bruyn et l' Ehpad Bethany Home dans le cadre du CRT.

Pourquoi l’éducation et les rituels pèsent sur le rôle d’aidant

Le choix du thème n’a rien d’anodin. Personne ne devient aidant sur une page blanche. Chacun arrive avec une histoire, des habitudes, des règles apprises dans l’enfance.

L’éducation reçue façonne la manière de prendre soin. Elle fixe ce qui paraît normal ou inacceptable, ce que l’on doit à un parent, ce que l’on s’autorise à refuser.

Les traditions et rituels jouent aussi. Repas de famille, fêtes, répartition des rôles entre frères et sœurs: ces repères conditionnent souvent qui prend le relais quand un proche perd son autonomie.

Les valeurs et les croyances complètent le tableau. Elles nourrissent le sentiment de devoir. Elles alimentent aussi, parfois, la culpabilité de ne pas en faire assez.

Le but de l’atelier? Mettre des mots sur ces mécanismes. Comprendre d’où viennent ses propres réflexes aide à les ajuster, sans les renier.

Le cadre de groupe compte autant que le contenu. Entendre une autre aidante raconter les mêmes doutes rompt l’isolement. C’est l’un des ressorts revendiqués du dispositif depuis la séance d’août.

Cinq objectifs affichés, de la bientraitance aux droits des aidants

Le Journal de Saint-Barth rappelle le point de départ. Face à une perte d’autonomie, soudaine ou progressive, c’est bien souvent un proche qui accompagne la personne au quotidien.

Ce rôle est essentiel. Il comporte aussi de nombreuses contraintes et peut devenir pesant, avec parfois un sentiment de solitude face aux difficultés.

Les organisateurs fixent cinq objectifs à ces rencontres:

  • comprendre la notion d’accompagnement en tant qu’aidant;
  • promouvoir la bientraitance et l’épanouissement;
  • prévenir la maltraitance;
  • harmoniser les pratiques d’aide;
  • connaître ses droits en tant qu’aidant.

Le dernier point touche au quotidien. Savoir à quoi l’on a droit conditionne souvent la capacité à tenir dans la durée.

La prévention de la maltraitance mérite aussi d’être soulignée. Elle n’accuse personne. Elle part d’un constat simple: un aidant épuisé et isolé accompagne moins bien.

Harmoniser les pratiques répond à une autre réalité. Dans une même famille, plusieurs proches interviennent parfois auprès de la personne aidée, chacun avec ses habitudes. Les confronter en groupe permet de dégager des repères communs, en lien avec les soignants.

Un rendez-vous trimestriel, loin du modèle national mensuel

Le concept n’est pas né à Saint-Barth. Les Cafés des aidants ont été créés en 2004 par l’Association française des aidants, selon le portail national pour les personnes âgées.

Ces lieux sont ouverts à tous les proches aidants, quels que soient l’âge et la maladie de la personne accompagnée. Ils servent à échanger avec d’autres aidants et à s’informer sur les aides possibles.

Le modèle labellisé obéit à des règles précises. Il prévoit dix dates par an, une thématique différente à chaque séance et une co-animation par un travailleur social et un psychologue, détaille le Département de l’Isère.

Saint-Barth retient un autre tempo: une rencontre tous les trois mois. Un rythme plus espacé, calé sur la taille d’un petit territoire.

Le binôme d’animation rejoint, lui, les standards nationaux. L’annonce du rendez-vous d’octobre mentionne une psychologue et un travailleur social, comme dans les cafés labellisés de métropole.

L’enjeu dépasse largement l’île. En France, entre 8 et 11 millions de personnes seraient aidantes, selon une estimation reprise par le Crédit Agricole d’Ile-de-France. Ces proches consacrent souvent entre 16 et 30 heures par semaine à la personne aidée.

SSIAD, Ehpad Louis Vialenc, Bethany Home: le maillage local

Le Café des aidants s’appuie sur une offre de soins de taille modeste. Le Centre hospitalier de Bruyn comprend un Ehpad, l’Ehpad Louis Vialenc, d’une capacité de 30 places, d’après l’annuaire de la Fédération hospitalière de France.

Le SSIAD affiche 20 places. C’est de ce service que vient Aurélie Firmin, à la fois coordinatrice des soins à domicile et référente du CRT.

Le lien est logique. Les infirmiers à domicile côtoient les aidants chaque jour. Ils sont bien placés pour repérer la fatigue et orienter vers le Café.

Le partenariat avec Bethany Home, à Saint-Martin, donne au dispositif sa dimension territoriale. Les deux îles mutualisent leurs compétences au sein du même CRT.

L’accueil se veut convivial. Un café, quelques viennoiseries, et chaque personne aidante de l’île peut répondre à l’invitation.

Après le 19 octobre, la prochaine séance est attendue trois mois plus tard. Avec une autre facette de l’identité de l’aidant au programme.

Café des aidants de Saint-Barth: les infos clés

  • Deuxième Café des aidants le lundi 19 octobre, de 9 à 15 heures
  • Lieu: hôpital Irénée de Bruyn, à Saint-Barthélemy
  • Animation: Ahmel Lemarchand, neuro-psychopraticienne
  • Thèmes: éducation, traditions et rituels, valeurs, croyances
  • Dispositif porté par le CRT avec l' Ehpad Bethany Home de Saint-Martin
  • Six aidantes ont participé à la première séance du 26 août

Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.

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Julien Juchereau
Julien Juchereau
Julien Juchereau est rédacteur web. Sur Aidons nos parents, il suit les aides, les droits et les solutions du grand âge pour les proches aidants : il compile les barèmes et les démarches, recoupe les sources officielles (CNSA, DREES, service-public.fr) et cite ses références. Il n'est ni médecin ni juriste — quand une information n'est pas vérifiable, il le dit plutôt que de l'inventer.

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