Santé & autonomieAlzheimer & mémoireRaid Amazones au Sri Lanka : deux sœurs parmi 221 concurrentes pour...

Raid Amazones au Sri Lanka : deux sœurs parmi 221 concurrentes pour faire parler d’Alzheimer

221 femmes au départ, une seule course 100 % féminine. Du 1er au 11 novembre, la 27e édition du Raid Amazones réunit ses concurrentes au Sri Lanka. Parmi elles, deux sœurs, Caroline et Sabine, courent pour faire parler de la maladie d’Alzheimer.

Leur mère est atteinte de cette maladie. Elle a bouleversé la vie de toute la famille, selon le média sportif ÀBLOCK!, qui a recueilli leur témoignage. Le Dauphiné Libéré a lui aussi relayé leur projet.

Caroline est l’aînée, Sabine la cadette. Ce sera leur premier Raid Amazones. Deux objectifs les guident : se retrouver autour d’un défi sportif et témoigner.

En chiffres
221
concurrentes au départ
27e édition du Raid Amazones
4 800 €
inscription par concurrente
TTC, hors billet d'avion
6
jours d'épreuves
VTT, canoë, trail, tir à l'arc, bike & run
2001
année de création
par Alexandre Debanne

Caroline et Sabine, un premier raid pour leur mère

« À travers le Raid, nous voulons faire parler de la maladie d’Alzheimer et en briser les tabous. » La phrase est de Caroline. Elle résume le projet.

Le raid sert de porte-voix. Les deux sœurs veulent rendre visible une maladie qui frappe les familles autant que les patients. Leur mère en est le point de départ.

Le sport sert aussi de lien. L’aventure doit rapprocher les deux sœurs autour d’un but commun. Une préparation à deux. Un départ à deux. Une arrivée à deux.

Ni l’une ni l’autre n’a encore connu le format du Raid Amazones. Elles découvriront en même temps les épreuves, le rythme et le pays. Le départ est fixé au 1er novembre.

Alzheimer, une maladie que les familles taisent encore

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative. Elle altère progressivement la mémoire, puis l’autonomie. Aucun traitement ne permet aujourd’hui d’en guérir.

Pour les proches, le choc est double. Il faut accompagner un parent qui change. Il faut aussi affronter le regard des autres.

La maladie s’installe lentement. Les premiers signes passent souvent pour de simples oublis. Le diagnostic arrive parfois tard, quand le quotidien devient compliqué.

Le silence est fréquent. Beaucoup de familles hésitent à en parler, par pudeur ou par crainte du jugement. Les aidants se retrouvent souvent seuls face à la maladie.

C’est ce silence que Caroline et Sabine veulent rompre. Un raid à l’autre bout du monde attire l’attention. Il ouvre la discussion avec les amis, les collègues, les entreprises sollicitées.

Parler de la maladie, c’est aussi s’adresser à ceux qui la vivent sans oser le dire. Des enfants, des conjoints, des petits-enfants. Tous confrontés à la même question : comment accompagner sans s’épuiser ?

Le Raid Amazones s’y prête. Chaque équipe choisit une association et s’engage à la soutenir. La solidarité fait partie du concept, pas seulement du discours.

Alzheimer et Raid Amazones : les points clés

Briser le tabou Alzheimer
Les deux sœurs veulent faire parler d'une maladie qui touche toute la famille, à commencer par leur mère.
Un budget à boucler
L'inscription coûte 4 800 euros TTC par concurrente, sans le billet d'avion. Les équipes cherchent des sponsors.
Kalutara, terrain de jeu
Le raid se tient du 1er au 11 novembre sur la côte ouest du Sri Lanka.
Six jours d'épreuves
VTT, canoë, trail, tir à l'arc et bike & run au petit matin, rencontres locales l'après-midi.
Une course solidaire
Chaque équipe choisit une association et s'engage à la soutenir.

Kalutara, six disciplines et des départs au petit matin

Le raid a été fondé en 2001 par Alexandre Debanne. Il fête ses 25 ans cette année. Il revendique le titre de premier raid aventure 100 % féminin, selon Presse Agence Sport.

Le principe ne change pas. Les concurrentes partent chaque année dans un pays différent. Elles s’affrontent pendant six jours d’épreuves, au petit matin.

Au programme : VTT, canoë, trail, tir à l’arc ou encore bike & run. Des épreuves courtes, enchaînées jour après jour, en équipe.

Les après-midi changent de registre. Ils sont consacrés à des rencontres avec la population locale, pour découvrir la culture et les traditions du pays hôte.

Le raid ne se gagne pas seule. Les coéquipières courent ensemble et doivent s’entraider sur chaque épreuve. Pour deux sœurs, le binôme est déjà formé.

Cette année, le raid pose ses valises à Kalutara, sur la côte ouest du Sri Lanka. Les équipes comptent deux ou trois femmes, d’après le site officiel de l’épreuve.

Le format prévoit jusqu’à 300 concurrentes. Elles seront 221 au départ de cette 27e édition. Une édition plus resserrée que la jauge maximale.

4 800 euros par concurrente, hors billet d’avion

L’aventure a un prix. L’inscription à l’édition 2026 s’élève à 4 800 euros TTC par concurrente. Le billet d’avion n’est pas compris.

Pour un binôme, la facture atteint 9 600 euros avant même le décollage. Une somme lourde pour des amatrices, qui financent souvent l’aventure en plus de leur vie professionnelle et familiale.

D’où la recherche de sponsors. Entreprises, commerçants, proches : les équipes sollicitent tous les réseaux possibles. Une partie des fonds part souvent vers l’association soutenue.

Le duo alsacien Amandine Albisetti et Myriam Masson illustre cette logique. Il cherche des partenaires à la fois pour financer le raid et pour reverser une partie de l’argent à une association.

Le problème ? Un défi sportif seul convainc rarement un partenaire. Une cause claire aide à ouvrir les portes. Celle de Caroline et Sabine parle à beaucoup de familles.

Boussole, alimentation, entraînement : les leçons des anciennes

Un premier raid se prépare. Les épreuves s’enchaînent pendant six jours, dans la chaleur et l’humidité de l’Asie du Sud. Les organismes encaissent.

Les anciennes participantes le disent sans détour. La Beauvaisienne Laura Sainte-Martine admet que sa sœur et elle s’étaient peu préparées pour leur premier raid, au Vietnam. « Nous l’avons un peu regretté », confiait-elle.

La deuxième fois, les deux Beauvaisiennes ont changé leur alimentation et structuré leur entraînement. Elles visaient alors les 30 premières places.

D’autres découvrent des disciplines inconnues. La course d’orientation impose de savoir lire une carte et manier une boussole. Certaines équipes l’apprennent dans les semaines qui précèdent le départ.

Caroline et Sabine partent avec un avantage. Elles se connaissent par cœur. Dans un raid où l’entente compte autant que les jambes, ce n’est pas un détail.

Lot, Beauvais, Alsace : ces binômes qui les ont précédées

Caroline et Sabine ne sont pas les premières sœurs du raid. Dans le Lot, Caroline Corbeaux, aide-soignante de 44 ans, s’était lancée avec sa sœur Brigitte lors d’une précédente édition au Sri Lanka.

« On n’y va pas pour faire un podium », confiait-elle alors à La Dépêche du Midi. Le dépassement de soi et l’aventure humaine primaient sur le classement.

À Beauvais, Olivia et Laura Sainte-Martine ont enchaîné trois raids. Le premier au Vietnam en 2019, le troisième au Cambodge, avec le top 10 en ligne de mire.

Leur message portait sur la place du sport féminin. Elles dénonçaient le déséquilibre de traitement entre sport féminin et masculin.

Autre profil, le duo alsacien. L’une vit à Steinbrunn-le-Haut, l’autre à Saint-Avold. Anciennes judokas, elles ont fini troisièmes au Sri Lanka en 2022.

Elles ont annoncé leur retour pour novembre 2026. Depuis leur premier raid, elles soutiennent l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, à qui elles reversent une partie des fonds récoltés.

Toujours dans le Lot, Céline Mazelle et Pascale Courbières, juriste et assistante maternelle, avaient formé l’équipe des Lot’amazines. Une première pour l’une comme pour l’autre.

Dans le Tarn-et-Garonne, Océane Gibert avait pris le départ à 19 ans. Ancienne lutteuse, championne d’Occitanie, elle visait le haut du classement.

Elle avait choisi de courir pour une association liée à un Ehpad de Caussade. Le grand âge, déjà, au cœur d’un dossard.

Du 1er au 11 novembre, un classement secondaire pour les deux sœurs

Pour Caroline et Sabine, le chronomètre passe au second plan. Leur course se mesure à la visibilité donnée à la maladie. Chaque article, chaque échange compte.

Leur démarche rejoint celle de nombreuses équipes. Sur le Raid Amazones, la cause portée pèse souvent autant que la performance. Les associations soutenues sont présentées aux côtés des équipes sur le site de l’épreuve.

Et après ? Le raid dure onze jours. Le combat de leur mère, lui, continue au retour. Les deux sœurs le savent.

Elles s’envolent pour le Sri Lanka avec 219 autres concurrentes. Arrivée prévue le 11 novembre.

Raid Amazones 2026 : l'essentiel sur les deux sœurs

  • Caroline et Sabine disputent leur premier Raid Amazones
  • Leur mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer
  • Course du 1er au 11 novembre à Kalutara, au Sri Lanka
  • 221 femmes engagées pour la 27e édition
  • Inscription fixée à 4 800 euros TTC par concurrente

Cet article a été rédigé avec l'assistance de l'intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.

La lettre de Aidons nos parents

La lettre des aidants

Chaque mardi : les aides qui changent, un guide pratique et les démarches à ne pas manquer.

Gratuit. Un e-mail de confirmation, puis une lettre par semaine. Désinscription en un clic dans chaque envoi. Vos données

Julien Juchereau
Julien Juchereau
Julien Juchereau est rédacteur web. Sur Aidons nos parents, il suit les aides, les droits et les solutions du grand âge pour les proches aidants : il compile les barèmes et les démarches, recoupe les sources officielles (CNSA, DREES, service-public.fr) et cite ses références. Il n'est ni médecin ni juriste — quand une information n'est pas vérifiable, il le dit plutôt que de l'inventer.

À ne pas manquer

Derniers articles

À lire aussi